Chez la moitié des femmes sujettes aux crises hémorroïdaires, c’est au cours de la grossesse que la maladie apparaît pour la première fois.
La grossesse déclenche les crises hémorroïdaires
Très souvent, les premiers symptômes de la maladie hémorroïdaire surviennent au cours de la grossesse ou de l’accouchement. Les causes de ce phénomène ne sont pas bien connues, mais plusieurs facteurs jouent un rôle :
- Les modifications hormonales caractéristiques de la grossesse influent sur le débit du sang et donc le diamètre des vaisseaux, surtout dans la région utérine et pelvienne.
- Le « poids » du bébé sur le bas du ventre, la constipation fréquente pendant la grossesse et les efforts requis pour se déplacer au troisième trimestre peuvent déclencher la maladie.
- Lors de l’accouchement, le fait de pousser contribue à déclencher l’extériorisation des hémorroïdes. Ainsi, une femme sur 5 souffrira de maladie hémorroïdaire après son accouchement.
Comment prévenir ce type d’hémorroïdes ?
Au cours de la grossesse, plus d’une femme sur 3 souffre de constipation. Or, la constipation est un facteur déclenchant fréquent de la crise hémorroïdaire.
Il est donc très important de prévenir la constipation en mangeant davantage de fibres et en ayant si besoin recours à des laxatifs doux (demandez toujours conseil à votre médecin).
Le traitement des hémorroïdes pendant la grossesse
Si les symptômes sont trop douloureux ou qu’il y a des saignements, parlez-en à votre médecin. Rappelez-vous que la plupart des anti-inflammatoires (ibuprofène, aspirine, etc.) sont contre-indiqués pendant la grossesse.
Votre médecin pourra toutefois vous prescrire certains médicaments sans danger pour soulager vos symptômes. Le plus souvent, ces troubles régressent après l’accouchement, mais risquent de réapparaître aux grossesses suivantes.
De même, les plantes habituellement conseillées pour lutter contre les hémorroïdes sont à éviter au cours du dernier trimestre de grossesse. Il est néanmoins possible d’utiliser de l’aloe vera à appliquer directement sur la zone sensible ou d’avoir recours aux oxérutines à raison de 500 mg deux fois par jour.