Il existe de nombreux traitements contre les hémorroïdes : les crèmes, les médicaments, les traitements en cas de crises hémorroïdales ou contre la constipation, et les opérations. Il existe aussi des remèdes naturels, comme l’acupuncture, l’homéopathie, la phytothérapie, ainsi que l’alimentation et le sport.
Ces traitements permettent de traiter les hémorroïdes internes, qui occasionnent des saignements importants.
Divers traitements instrumentaux
Ces traitements permettent de traiter les hémorroïdes internes, lorsque celles-ci ne sont pas trop extériorisées. Leur but : mettre fin aux hémorragies et éviter les récidives en provoquant une cicatrisation de la muqueuse qui durcit et soutient alors plus efficacement les vaisseaux (hémorroïdes).
Il existe plusieurs techniques d’efficacité comparable :
- la sclérose,
- la photocoagulation infrarouge,
- les ligatures élastiques,
- la cryothérapie, qui est un peu moins répandue car moins validée par les études.
Ces traitements sont généralement conseillés avant la chirurgie, qui est considérée comme le dernier recours.
La sclérose
La sclérose est la méthode la plus ancienne. Elle consiste à injecter des produits sclérosants dans les hémorroïdes, pour que le tissu cicatrise et durcisse.
Généralement, trois à six séances espacées d’une à 3 semaines sont nécessaires.
Aujourd’hui, la plupart des proctologues préfèrent toutefois utiliser la photocoagulation plutôt que les injections sclérosantes.
La photocoagulation infrarouge
Cette technique permet de faire coaguler les hémorroïdes à l’aide d’un rayonnement infrarouge indolore. En pratique, le médecin utilise un appareil qu’il applique directement sur la zone à coaguler.
En général, deux à quatre séances espacées de 2 ou 3 semaines sont nécessaires jusqu’à ce que les hémorroïdes aient totalement coagulé. Cette méthode sans risque est la méthode de choix en cas de grossesse.
La ligature élastique
Comme son nom l’indique, la ligature élastique consiste à ligaturer les hémorroïdes extériorisées avec un élastique, créant ainsi un « paquet » qui se dessèche et tombe au bout de quelques jours. Il est expulsé par les voies naturelles et laisse une petite plaie qui cicatrisera en 2 ou 3 semaines.
Le médecin pose en général un élastique par séance (cela ne prend que quelques instants) mais plusieurs élastiques peuvent être posés en même temps. Environ 4 séances, espacées de 3 ou 4 semaines, sont nécessaires pour faire disparaître les symptômes.
Toutefois, avec cette méthode, un tiers des patients doivent être réopérés pour obtenir une amélioration de leurs symptômes. En revanche, les douleurs postopératoires sont moindres qu’avec une intervention chirurgicale (ligature des artères hémorroïdaires). De plus la ligature élastique est moins invasive et moins coûteuse.
Les traitements instrumentaux en pratique
Avec tous les traitements instrumentaux, il existe un risque de complications légères, comme des douleurs et des saignements modérés. Les ligatures élastiques entraînent un peu plus de douleurs que la photo-coagulation, mais les résultats sont globalement comparables.
Votre médecin vous prescrira sans doute des anti-douleurs pour les quelques jours qui suivent l’intervention. Ils sont remboursés par la sécurité sociale.